Non classé

Les textes officiels du ministère indiquent : « L’enseignement de l’histoire des arts est obligatoire pour tous les élèves de l’école primaire, du collège et du lycée (voies générale, technologique et professionnelle). C’est un enseignement fondé sur une approche pluridisciplinaire des œuvres d’art qui permet aux élèves de maîtriser les repères historiques et culturels indispensables pour comprendre les œuvres et enrichir leur pratique artistique. » Au collège, c’est la première épreuve du brevet que passent les élèves.

Prix Pulitzer, œuvre reconnue mondialement, Maus s’inscrit naturellement dans la formation artistique et culturelle des jeunes, dans les programmes disciplinaires de troisième et plus particulièrement dans les dispositions de l’histoire des arts en classe de troisième. L’œuvre d’Art Spiegelman permet d’aborder :
– Une période historique : Le XXème siècle et plus particulièrement la Seconde Guerre mondiale
– Un domaine artistique : Les arts visuels avec le médium bande dessinée
– Une thématique du programme : « Arts, Etats et pouvoir » mais aussi la piste d’étude « L’œuvre d’art et la mémoire : mémoire de l’individu, inscription dans l’histoire collective ».

Maus est une chronique familiale particulière puisque l’auteur a recueilli les souvenirs d’un survivant de l’Holocauste, du génocide juif, son propre père Vladek. Le récit alterne deux époques, les années 1970-1980 (où Art Spiegelman à New York interroge un père parfois acariâtre) et les années 1930 jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (l’histoire de ses parents en Pologne libre, puis leur vie dans le ghetto et au camp d’extermination d’Auschwitz). Maus est un récit sobre, simple, qui a su trouver la distance adéquate pour décrire le génocide de juifs d’Europe centrale.

La chronique familiale d’Art Spiegelman, est une œuvre humaniste dans laquelle le fait que les personnages soient des animaux, Juif en souris, Allemand en chat ou Polonais en cochon, n’est que secondaire. Malgré cette simplification, nous ne sommes jamais dans le cliché. Nous revivons les petites débrouilles pour survivre du père du narrateur, de ces petits événements qui s’enracinent dans la grande histoire.

Le pédagogue connecté trouve plusieurs ressources en ligne pour l’aider dans son approche de l’œuvre avec des élèves en histoire des arts :

Nous vous proposons trois exercices pour approcher dans le même temps les dimensions historiques et artistiques de la bande dessinée d’Art Spiegelman. Ces questionnements prennent appui sur des images.

Tout d’abord, l’élève questionne l’image que l’on trouve au début du tome 2, elle introduit le premier chapitre.

L’enseignant demande de relever tous les éléments symbolisant la déportation.

Ils sont nombreux : miradors, barbelés, clôture en arrière-plan, triangle, numéro de déportés, uniforme rayé, titre en forme de mot-valise « Mauschwitz », nuit, mine sombre du personnage représenté.

Autre exercice simple, à partir des pages 82 -83 du premier volume, édité en 1987, demander ce qu’il se passe le 1er janvier 1942 à Sosnowiec, puis chercher la définition du lieu où réside le narrateur.

Les élèves comprennent par la mise en image d’un artiste, ce qu’est un ghetto et la violence quotidienne subie par la population juive polonaise.

Enfin, les pages 70-71 du volume II, avec un léger montage, permettent aux élèves de visualiser de l’intérieur une chambre à gaz et de s’imprégner des derniers instants des déportés qui y sont morts.

On peut leur demander de décrire les étapes de la mise à mort puis de les faire s’interroger sur l’absence de personnages dans les deux planches. Ils comprendront alors que Vladek, en tant que témoin survivant, n’est pas passé par ces lieux, et qu’il décrit ce que lui raconte un autre déporté.

 

Retour vers le sommaire du dossier

Juin 03, 2015

 

Retour vers le sommaire du dossier

Juin 03, 2015

Plusieurs bandes dessinées écrites et dessinées par des élèves sont disponibles en ligne. Parmi ces travaux, nous avons retenu :

  • Des élèves de Terminale du lycée Val du Durance du Pertuis ont travaillé sur l’histoire de la Shoah dans leur département. A la suite de recherches aux Archives départementales, ils ont retracé le destin d’Erich Meyer déporté par le convoi 29 du 7 septembre 1942. Ils ont choisi la bande dessinée pour présenter leurs découvertes et réflexions. Celle-ci est le fruit d’un travail de groupe entre les scénaristes, une coloriste et un dessinateur. L’ensemble des travaux est consultable sur le site internet : http://www.lyc-valdedurance.ac-aix-marseille.fr/spip/spip.php?rubrique419

On retrouve de nombreuses pistes pédagogiques sur le site du Mémorial de la Shoah. Mémorial qui organise régulièrement des voyages pour des classes à Auschwitz : http://www.memorialdelashoah.org/upload/minisites/voyages/f-m-s/2012-13/2012-bd.htm

 

Retour vers le sommaire du dossier

Juin 03, 2015

L’Enfant cachée est une œuvre rare sur la Shoah car adaptée à la lecture de jeunes enfants de la fin du primaire, début du collège. La bande dessinée scénarisée par Loïc Dauvillier a été traduite dans le monde entier et récompensée dans plusieurs festivals dont celui d’Angoulême en 2013, avec le Prix des collégiens de Poitou-Charentes (http://www.bdangouleme.com/286,prix-bd-des-collegiens-de-poitou-charentes ).

Enfant cachée 01

C’est un récit mémoriel émouvant dans lequel une vieille dame, Dounia, raconte à sa petite-fille Elsa ce qu’elle a vécu pendant la guerre. Elle revient sur son enfance cachée de petite fille juive, marquée par la guerre et les délations. D’abord cachée dans une armoire puis séparée de ses parents, Dounia sauvée par des voisins, échappe à la rafle du Vél’ d’Hiv.

Ce récit s’adresse aux plus jeunes avec l’intention d’aborder la vie pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n’apprend rien aux plus vieux, évidemment, mais cherche à toucher les jeunes lecteurs en évoquant le racisme ou la déportation en insistant plutôt sur les humiliations, notamment scolaires, et sur la violence des séparations familiales. C’est fait avec tact et sensibilité, le dessinateur, Marc Lizano, amplifiant les têtes pour bien montrer les émotions de ses personnages.

Enfant cachée 02

Le Prix BD des collégiens Poitou-Charentes est organisé conjointement par le festival d’Angoulême et le rectorat de Poitiers. Ce sont les élèves de huit classes de la région qui élisent la BD lauréate. Les services du rectorat mettent en ligne les travaux pédagogiques de classes participantes. On trouve ainsi sur le site de l’académie des Poitiers (http://ww2.ac-poitiers.fr/daac/spip.php?article921), des pistes pédagogiques intéressantes pour des classes de sixième et de cinquième. Nous en avons retenu deux sur L’Enfant cachée.

Voici tout d’abord la fiche de lecture du collège Saint-Exupéry de Jaunay-Clan (Vienne):

Nom Prénom : ……………………………………………………………….                    Classe : …………………….

Prix BD des collégiens 2013

L’enfant cachée

I – Présenter la BD : Présenter la BD

– Scénariste : ……………………………………….

– Dessinateur : ……………………………………..

– Coloriste : …………………………………………

– Éditeur (Il publie et met en vente la BD) : …………………………………..

II – Lire la BD : Lis la BD et réponds aux questions ci-dessous,

1 – Comment s’appelle l’héroïne de l’histoire ?

2 – Présente-la, ainsi que sa famille, parents, enfants, petits-enfants.

3 – A quelle époque se passe le début et la fin du récit ?

4 – A quelle époque se passe le récit central (p 7 à p 72) ?

5 –Quel âge a Dounia au début du récit (p 7) Comment s’appellent ses deux meilleurs amis ?

6 – Pourquoi Isaac est-il blessé de sa journée à l’école ?

7 – Pourquoi Catherine et la maitresse ne parlent-elles plus à Dounia ?

8 – Pourquoi Dounia finit-elle par ne plus aller à l’école ?

9 – Qui arrête les parents de Dounia ? Pourquoi ?

10 – Qui sauve la petite Dounia ? Pourquoi ?

11 –Pourquoi va-t-elle à la campagne ?

12 – Que représentent les 4 vignettes de la page 55 ?

13 – Qu’est-ce que veut dire le fait que M. Péricard soit résistant (p 61) ?

14 – Est-ce que le papa d’Elsa est content que sa mère ait raconté sa jeunesse à sa fille ? Pourquoi ?

15 – Pourquoi Dounia n’a jamais raconté cela à son propre fils ?

III – Comprendre le message de la BD

16 – Quel sujet est traité dans cette histoire ?

17 –Qui occupe la France à cette époque (p 20-21) ? Quelle est leur idéologie ?

18 –Cite tous les personnages antisémites ?

19 – Cite tous les personnages qui ne sont pas antisémites ?

20 – En quoi l’antisémitisme est une forme de racisme ?

IV- Conclusion : Ton opinion

21 – As-tu aimé cette BD (l’histoire, les personnages, les dessins…) ? Explique pourquoi ?

 

Vous trouverez ici (http://ww2.ac-poitiers.fr/daac/IMG/pdf/travaux3_college_Aigre.pdf ) des pistes pédagogiques développées au collège de l’Orme à Aigre (16), des nuages de mots qui reflètent le thème du livre.

Les élèves de ce collège charentais ont aussi travaillé sur l’image, en comparant les cinq couvertures des livres en lice pour le prix : http://ww2.ac-poitiers.fr/daac/IMG/pdf/travaux6_college_Aigre.pdf

Enfin, ils ont analysé le retour en arrière et la narration complexe à partir de la bande dessinée : http://ww2.ac-poitiers.fr/daac/IMG/pdf/travaux4_college_Aigre.pdf

Ces travaux sont la preuve que les enseignants peuvent aborder la thématique de la Shoah dès la fin du primaire, à partir d’une bande dessinée comme L’Enfant cachée, œuvre délicate, à hauteur d’enfant, sur la mémoire d’événements douloureux.

 

Retour vers le sommaire du dossier

Juin 03, 2015

Cet article de Boris Battaglia a précédemment été publié sur le site de notre partenaire

Fumettologica

Hitler-Shigeru-Mizuki

You still think
swastikas look cool.
The real nazis run your schools.
They’re coaches,businessmen and cops.
In the real fourth reich, you’ll be the first to go.

Nazi punks,
Nazi punks,
Nazi punks,
Fuck off !
(Nazi punks fuck off, Dead Kennedys)

La naissance du mouvement étudiant japonais des années 60 fut fortement influencée par la pensée politique de Masao Maruyama. Professeur de sciences politiques à l’Université impériale de Tokyo, il s’était rendu célèbre avec une étude historique sur la structure sociale du Japon de l’entre-deux-guerres (The logic and psychology of ultranationalism, publiée en 1946) qui contenait une thèse très originale pour l’époque. Allant contre l’historiographie dominante (liée à la forte présence des États-Unis), Maruyama soutenait que le régime totalitaire du Japon, après la Première Guerre mondiale, était caractérisé par une déclinaison nationale particulière du fascisme, et possédait des traits communs avec celui de l’Italie mussolinienne et de l’Allemagne nazie.

Dans les années 60, Maruyama réussit à donner vie à un courant de jeunes étudiants révisionnistes qui abandonneront la ligne historiographique officielle. L’historiographie académique avait été jusque-là incapable d’aborder le processus historique du pays à la lumière de son allégeance aux autres forces de l’Axe. La nouvelle école inspirée par Maruyama se libéra d’une interprétation du fascisme lié à sa nature idéologique et raciste, qui caractérisait les régimes européens, mais peu celui du Japon. Au contraire, elle en identifia clairement la dynamique liée à l’économie, à l’architecture bureaucratique de l’administration impériale, à la répression systématique menée par l’armée, et à la construction d’un consensus. Des mécanismes qui fonctionnent depuis toujours dans la vision impériale de la société japonaise, et qui ont été portés à l’extrême durant cette période.

Hitler-69

La controverse historiographique dura pendant presque toutes les années 70. Aujourd’hui, l’interprétation historique selon laquelle le Japon avait, jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une structure sociale de type fasciste appelée Tennosei-fashizumu, est acceptée. Cette lecture critique de son propre passé n’est pas restée circonscrite à la seule recherche historique (comme cela se passe en revanche en Italie, où la recherche historiographique sur des sujets comme le colonialisme italien, la résistance, ou les années de plomb, n’a pas encore trouvé son expression dans la culture populaire), mais a eu des répercussions importantes dans le domaine des expressions culturelles les plus diffusées. Il n’est donc pas surprenant d’y trouver les mangas.

Le passé colonialiste et fasciste du Japon fut questionné de manière pas toujours linéaire, comme le note – sans toutefois lier la chose au débat historiographique en cours – Marco Pellitteri dans son étude Il Drago e la Saetta, strategie e identità dell’immaginario giapponese [Le dragon et la flèche, stratégies et identité de l’imaginaire japonais]. L’auteur évoque, dès 1973, les mangas de Go Nagai, Great Mazinger, puis Ufo Robot Grendizer et tous ceux qui suivront. En transformant symboliquement le Japon en pays attaqué par les extraterrestres, ils contribuent à surmonter son passé lourd et sombre.

Hitler-67

Quand, du 8 mai au 28 août 1971, Shigeru Mizuki publie Gekiga Hitler dans Shūkan Manga Sunday (magazine hebdomadaire de seinen, mangas destinés à un public adulte), il a probablement la même intention que Go Nagai, avec deux ans d’avance. Raconter dans une transposition symbolique le passé jusque-là inracontable de son pays. Inracontable parce que l’empereur reste intouchable, empêchant ainsi qu’on lui attribue la responsabilité du désastre né du totalitarisme de la société et de la participation à la guerre. Ce n’est pas une décision basée sur des considérations théoriques, mais plutôt sur l’air du temps, une source d’inspiration pour un auteur de sa trempe.

Cependant, Mizuki a un problème. C’est un grand auteur, maître des histoires yokai [NDLR : créatures surnaturelles dans le folklore japonais], qui réalise, de 1959 à 1969, pour Weekly Shonen Magazine de la Kodansha le bijou GeGeGe no Kitarō [Kitaro le repoussant]. Il sait utiliser les démons du folklore japonais et se demande comment il peut les intégrer à une bande dessinée historique. Le fascisme japonais, dont la réalité historique et les crimes étaient désormais démontrés, n’a jamais engendré un dictateur fou et sanguinaire que l’on peut comparer à un démon. Mizuki va donc tourner son regard vers l’Allemagne : qui mieux qu’Hitler peut décrocher ce rôle ?

Hitler-64

A cet instant, je dois éclaircir tous les doutes. Dans l’œuvre de Mizuki dédiée à la biographie d’Hitler, il n’y a aucun fléchissement métaphysique. Quand je dis que Mizuki se sert de ce qu’il connaît le mieux (en plus d’une vaste bibliographie historique), c’est-à-dire l’univers des yokai, je ne dis pas qu’il fait d’Hitler – comme cela est arrivé à d’autres auteurs – une non-personne, un personnage-métaphore du mal. Non. Mizuki utilise les yokai pour raconter la transformation que subit l’Allemagne à travers la dictature hitlérienne, suivant la tradition nippone selon laquelle les êtres humains se transforment en démons grotesques sous le coup des émotions négatives. Et dans le cas présent, Mizuki identifie cet état émotionnel absurde au fascisme.

L’auteur de bande dessinée utilise comme instrument principal le dessin, qui est une image synthétique. Nous attribuons, suivant Roland Barthes, à l’intervention humaine le style, valeur fortement révélatrice. Il est donc impossible dans le dessin de faire la différence entre la nature de l’objet dessiné, et la culture qui l’interprète. Le Hitler dessiné par Mizuki, justement parce qu’il est dessiné, n’est pas une représentation d’Hitler ; il n’est jamais qu’un patchwork symbolique. Il est donc privé de fonction évocatrice, émotionnelle : il n’est pas une évocation du mal. C’est Hitler. Mais c’est un Hitler à la mode japonaise. Ce que raconte Mizuki (pour cette raison, il aborde la solution finale de manière allusive), c’est le désastre vers lequel le fascisme impérial entraîne le Japon.

Hitler-60

Cela impose une lourde responsabilité, dont l’auteur lui-même n’avait pas conscience, au début. Et comment Mizuki résout le poids de cette responsabilité croissante d’avoir donné vie à Hitler ? Avec une trouvaille stylistique géniale : la progressive représentation réaliste des décors, opposée à une constante représentation comique des personnages. Une opposition programmatique (grande démonstration de la capacité de transformer, au niveau narratif, une contrainte technique dictée par une nécessité économique – il est clair que les décors sont réalisés par des collaborateurs) qui au fil de la lecture devient progressivement de plus en plus gênante. Jusqu’à faire vraiment mal aux yeux dans la séquence finale, où les grotesques – car coupés de la réalité – dernières paroles dictées comme testament par un Führer ridicule, sont contrebalancées par les images réelles du seul héritage laissé à l’Allemagne par son dictateur. Autrement dit, un amas de gravats et de cadavres : les restes d’un Reich qui se voulait millénaire, et qui dura 12 ans. Avec la boule au ventre de ne pas pouvoir dire « seulement » 12 ans. Le même héritage duquel le Japon, dans les années 70, s’est lentement émancipé : les ruines d’Hiroshima et de Nagasaki.

Hitler-9

Hitler. Shigeru Mizuki (scénario & dessin). Éditions Cornélius.  291 pages. 25,50 €

Juin 03, 2015

Avant  Maus 

  • La Bête est morte ! – La guerre mondiale chez les animaux, de Victor Dancette et Edmond-François Calvo, Gallimard, 1946 (dernière édition en 2010)
  • Master Race, de Bernie Krigstein, Les Humanoïdes associés, 1984

 

Maus, d’Art Spiegelman

  • Maus – Un survivant raconte:
    • Maus, tome 1 – Mon père saigne l’histoire, Flammarion, 1987
    • Maus, tome 2 – Et c’est là que mes ennuis ont commencé, Flammarion, 1992
  • Maus, l’intégrale, Flammarion, 1998
  • MetaMaus – Un nouveau regard sur Maus, un classique des temps modernes, Flammarion, 2012

 

Les témoignages

  • Seules contre tous, Miriam Katin, Seuil, 2006 (réédition par Futuropolis, 2014)
  • Le Petit Maurice dans la tourmente – 1940/1944, quatre ans parmi les sous-hommes, Maurice Rajfus, Mario D’Agostini et Michel D’Agostini, Tartamudo, 2010
  • La Fille de Mendel, Martin Lemelman, Çà et là, 2007
  • Yossel, 19 avril 1943, Joe Kubert, Delcourt, 2005
  • Au nom de tous les miens (deux tomes), Martin Gray, Patrick Cothias et Paul Gillon, Glénat, 1986/1987

 

Les œuvres testimoniales

  • Lâcher prise, Miriam Katin, Futuropolis, 2014
  • La Propriété, Rutu Modan, Actes Sud, 2013
  • Seconde génération, Michel Kichka, Dargaud, 2012
  • Nous n’irons pas voir Auschwitz, Jérémie Dres, Cambourakis, 2011
  • KZ Dora (deux tomes), Robin Walter, Des Ronds dans l’eau, 2010/2011 (intégrale en 2015)

 

Les fictions

  • Le Combat des Justes : six récits de Résistance, collectif, Delcourt, 2014
  • Le Boxeur, Reinhard Kleist, Casterman, 2013
  • Young : Tunis 1911-Auschwitz 1945, Aurélien Ducoudray et Eddy Vaccaro, Futuropolis, 2013
  • L’Enfant cachée, Loïc Dauvillier et Marc Lizano, Le Lombard, 2012
  • Crimes de papier : retour sur l’affaire Papon, Johanna Sebrien et Jean-Baptiste B., Actes Sud-L’An 2, 2012
  • A l’ombre du convoi (deux tomes), José-Maria Beroy et Kid Toussaint, Casterman, 2012/2013
  • Un Secret de famille, Éric Heuvel, Belin/Maison Anne Franck/Musée frison de la Résistance, 2009
  • La Quête d’Esther, Éric Heuvel et Lies Schippers, éditions Belin/Maison Anne Franck, 2009
  • Opération Vent printanier (deux volumes), Pierre Wachs et Philippe Richelle, Casterman, 2008/2009 (intégrale en 2012)
  • Les Enfants sauvés : huit histoires de survie, Philippe Thirault, Delcourt, 2008
  • Paroles d’étoiles : mémoires d’enfants cachés, 1939-1945, Serge Le Tendre et Jean-Pierre Guéno, Soleil, 2008
  • L’Envolée sauvage (quatre volumes), Laurent Galandon et Arno Monin, Bamboo, 2006/2013
  • Achtung Zelig, Krystian Rosenberg et Krystof Gawronkiewicz, Casterman, 2005
  • Drancy, Berlin, Oswiecim, Grégory Ponchard et Philippe Squarzoni, Les Requins Marteaux, 2005
  • Sir Arthur Benton (premier cycle en trois volumes), Tarek et Stéphane Berger, Emmanuel Proust, 2005/2006
  • Auschwitz, Pascal Croci, Emmanuel Proust, 1999
  • L’Histoire des 3 Adolf (quatre tomes), Osamu Tezuka, Tonkam, 1998-1999

 

Ouvrages pédagogiques et articles de référence

  • La Bande dessinée de reportage, histoire, actualité, société, Laurent Lessous, CRDP de Poitiers, 2011 (article sur la mémoire du génocide juif, travail en interdisciplinarité)
  • Arts et littérature de la Shoah : sur la toile in Textes et documents pour la classe (1975), Marie-Christine Cuvelier, 2009
  • Métamorphoses de la BD in Le Monde. Dossiers et documents, 377 B, Catherine Pacary, 2008
  • Aux sources d’Art Spiegelman in Bo Doï.117, Christophe Quillien, 2008
  • Découvrir le manga avec L’Histoire des 3 Adolf et Gen d’Hiroshima, Agnès Deyzieux, CRDP de Poitiers, 2007
  • Dessiner l’indicible autour d’Auschwitz de Pascal Croci, Collectif, CRDP de Poitiers, 2005
  • L’image au collège, Alain Lolzy et Raphaël Marchal, Belin, 2002
  • Maus, d’Art Spiegelman : bande dessinée et Shoah, Pierre-Alban Delannoy, L’Harmattan, 2002
  • Maus, d’Art Spiegelman : visages de l’horreur in Visages et paysages du livre de jeunesse, Éric Boutoute, L’Harmattan, 1997

 

Retour vers le sommaire du dossier

Juin 03, 2015

Agrégée d’histoire et de géographie, doctorante au Centre d’Histoire de Sciences Po (CHSP, Paris, thèse en préparation sur les récits mémoriels historiques en bande dessinée), Isabelle Delorme travaille régulièrement sur la représentation des génocides dans le 9e art. Elle revient avec nous sur le sujet de la Shoah, dont les auteurs de bande dessinée se sont emparés assez récemment. (suite…)

Juin 03, 2015
© Spiegelman/Flammarion

© Spiegelman/Flammarion

Devant la pléthore de bandes dessinées historiques qui envahissent chaque mois les librairies, il est de plus en plus difficile pour un album de sortir du lot. La couverture se doit donc d’être la plus accrocheuse possible. Quitte à avoir recours à une symbolique aussi efficace que réductrice, telle que la croix gammée. (suite…)

Juin 03, 2015
couvsoleil

© Brugeas/Toulhoat/Akileos

Et si Hitler avait gagné la guerre ? Ou inversement : et si l’armée française avait enrayé la Blitzkrieg à l’ouest ? A moins de modifier le cours du temps, ces questions ne trouveront jamais de réponse scientifique. La bande dessinée permet, en revanche, de mettre en scène ces versions alternatives de l’Histoire. Et d’assouvir au passage quelques fantasmes. (suite…)

Juin 03, 2015

couvthorgal10

Si les femmes ont toujours été présentes dans la bande dessinée, elles y ont longtemps joué les seconds rôles, admiratives de leurs héroïques compagnons masculins. À partir des années 60, les premiers personnages principaux féminins font leur apparition, dans la douleur, avant de finalement s’imposer avec la lente évolution des mentalités. (suite…)

Avr 18, 2015
Page 5 sur 6« Première page23456