cases d’histoire

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© Santiago/B-gnet/Vraoum

Le western a été abondement abordé en bande dessinée, que ce soit sous la forme de récits réalistes ou avec une approche plus humoristique. Il a connu son âge d’or dans les années 60 et 70, à une époque où ses auteurs – biberonnés aux films de cow-boys et d’Indiens – se lançaient dans ce qui n’était pas encore appelé le 9e art. Mais, au-delà des clichés et des poncifs, qu’est concrètement un western ? Quelle période de l’Histoire couvre cette appellation qui, après le cinéma, a été utilisée par d’autres arts visuels ou littéraires ? C’est ce que nous essayerons d’établir dans cet article panorama. (suite…)

Juin 06, 2016
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© Convard-Adam-Boisserie-Erbetta-Chaillet/Glénat

Dans l’imaginaire collectif, Rome surclasse tous ses adversaires et règne en maîtresse sur le bassin méditerranéen. Elle ne peut pas perdre. Même sa chute finale semble avoir été effacée, comme on le ferait avec une erreur. La Ville éternelle a pourtant maintes fois été menacée, en particulier lorsque l’offensive d’Hannibal en Italie battait son plein. Un épisode qui est mis en scène de manière réaliste dans Ad Astra, et fantasmée dans le second tome de la saga Roma. (suite…)

Avr 01, 2016
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© Marini/Dargaud

Après le théâtre au XVIIe siècle, puis la littérature post-romantique au XIXe siècle (avec notamment Salammbô, de Gustave Flaubert), la Rome antique conquiert tout naturellement le cinéma et la bande dessinée dans la première moitié du XXe siècle. Depuis, cette époque s’est imposée comme l’un des sujets de prédilection de la BD historique. Paradoxalement, malgré une profusion d’albums et quelques best-sellers, seules quelques bribes de la riche histoire de la Rome antique ont jusqu’à présent attiré l’attention des auteurs de bande dessinée. Ce qui laisse donc le champ libre aux créateurs qui ambitionneraient de remplir certains vides. (suite…)

Avr 01, 2016

Cela n’aura échappé à personne : les éditions Casterman publient en cette fin du mois de septembre une nouvelle aventure de Corto Maltese, 20 ans après la disparition du maître de Venise. Si Cases d’Histoire cherche avant tout à évoquer l’actualité historique par le biais de la bande dessinée, il était, avouons-le, particulièrement tentant de prendre cet événement éditorial à contre-pied en nous penchant sur l’une des caractéristiques de l’œuvre d’Hugo Pratt : son ancrage plus ou moins direct dans l’Histoire.

Fils de militaire, engagé dans la police italienne en Abyssinie à l’âge de 13 ans, témoin de la débâcle de l’armée de Mussolini face aux maigres troupes britanniques en 1941, prisonnier de guerre, Hugo Pratt a été, dans son adolescence et en toute relativité, l’un des acteurs de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Cette jeunesse mouvementée explique sa profonde fascination pour la guerre, les uniformes et les armes. Une passion qui transparaît dans Les Scorpions du désert ou encore dans Ernie Pike, et qui va par la suite s’étendre à d’autres périodes et d’autres territoires. Ce sera notamment le cas du Nouveau Monde et de la lutte désespérée des Amérindiens contre les colonisateurs européens, thème qui donnera naissance à des titres comme Ticonderoga ou Fort Wheeling.

Mordu d’histoire, Hugo Pratt n’en a pour autant jamais fait véritablement son fonds de commerce. S’il a toujours effectué (ou chargé certains collaborateurs de le faire pour lui) des recherches documentaires minutieuses, l’Histoire ne devait servir que de décor, de prétexte, à un récit plus dense, plus complexe, et surtout profondément attaché à son caractère fictif. Son personnage le plus célèbre, Corto Maltese, est à ce titre particulièrement représentatif d’une technique d’écriture et de dessin qui en font l’un des héros de fiction les plus afférents au contexte historique qui l’entoure ; sans pour autant jamais en influer sur le cours.

Alors, si son œuvre est intimement liée à l’Histoire, Hugo Pratt est-il pour autant un historien fiable ? Difficile de répondre à cette question par la positive, dans la mesure où il n’a jamais souhaité devenir une référence en la matière, contrairement à certains de ses contemporains comme Jacques Martin. Par ailleurs, lorsque l’on prend pleinement conscience de la manière dont il a perpétuellement réinventé certains épisodes de sa propre vie, on est en droit de douter du caractère irréprochable de son approche. En revanche, ses récits inoubliables ont indubitablement inspiré des générations de lecteurs en les ouvrant vers de nouveaux horizons, y compris historiques.

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Sep 30, 2015
© Spiegelman/Flammarion

© Spiegelman/Flammarion

Devant la pléthore de bandes dessinées historiques qui envahissent chaque mois les librairies, il est de plus en plus difficile pour un album de sortir du lot. La couverture se doit donc d’être la plus accrocheuse possible. Quitte à avoir recours à une symbolique aussi efficace que réductrice, telle que la croix gammée. (suite…)

Juin 03, 2015